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Comment choisir son chirurgien réfractif ?
La chirurgie réfractive (LASIK, PKR, SMILE, implants ICL…) permet de corriger la myopie, l’hypermétropie, l’astigmatisme et la presbytie. C’est une chirurgie “de confort” mais qui engage un organe précieux : vos yeux.
Choisir le bon chirurgien réfractif est donc une étape essentielle pour maximiser la sécurité, la qualité du résultat et votre tranquillité d’esprit.
Voici les critères concrets à vérifier avant de vous décider.
L’expertise réelle en chirurgie réfractive
Tous les ophtalmologues ne pratiquent pas la chirurgie réfractive. Et parmi ceux qui la proposent, l’expérience et la spécialisation peuvent varier.
À regarder :
- Le chirurgien opère-t-il régulièrement ?
- Maîtrise-t-il plusieurs techniques (LASIK, PKR, ICL, éventuellement chirurgie du cristallin réfractif) ou une seule ?
- Est-il capable d’expliquer pourquoi telle technique est la plus adaptée à votre cas, plutôt que de proposer la même option à tout le monde ?
Un bilan préopératoire complet, sérieux, et personnalisé
Le bilan préopératoire est souvent le facteur n°1 de sécurité. Il sert à confirmer l’éligibilité, à choisir la technique, et à dépister les risques (cornée trop fine, kératocône/fruste, sécheresse oculaire importante, pupille large la nuit, etc.).
Un bon bilan doit généralement inclure (selon les cas) :
- Topographie / tomographie cornéenne (forme et épaisseur de la cornée)
- Aberrométrie et analyse optique (qualité visuelle, halos potentiels)
- Mesures précises de la réfraction (myopie/astigmatisme) et de la stabilité
- Analyse de la sécheresse oculaire et de la qualité des larmes
- Examen complet de l’œil (cornée, cristallin, rétine, tension oculaire)
Le chirurgien doit savoir dire non
La chirurgie réfractive est formidable… quand elle est bien indiquée. Un bon chirurgien est celui qui :
- refuse si le risque est trop élevé,
- propose un traitement préalable (sécheresse, blépharite, allergies),
- ou réoriente vers une solution plus appropriée (lentilles, ICL, attente, autre stratégie).
Un “oui” systématique n’est pas un gage de qualité.
Transparence sur les résultats… et les limites
Un discours sérieux doit être équilibré : bénéfices + limites + risques, sans dramatiser ni minimiser.
Le chirurgien doit vous expliquer clairement :
- le niveau de vision attendu sans lunettes, et le délai de stabilisation
- la probabilité d’un complément / retouche (si nécessaire)
- les effets secondaires possibles : sécheresse, halos nocturnes, fluctuations transitoires…
- ce qui est rare mais important : infection, inflammation, ectasie cornéenne (d’où l’importance du bilan)
Vous devez ressortir en comprenant :
- ce qui est “normal” après l’opération,
- ce qui doit amener à recontacter l’équipe,
- et comment se déroule le suivi.
Une vraie stratégie de sécurité et de suivi postopératoire
La chirurgie ne s’arrête pas au laser. Le suivi est crucial, notamment la première semaine.
À vérifier :
- un protocole clair (collyres, hygiène, sport, écran, maquillage, piscine…)
- une consultations de contrôle planifiées
- la disponibilité du centre en cas d’inquiétude (douleur, baisse de vision, rougeur)
- une équipe structurée et joignable
La bonne méthode : 6 questions à poser pendant la consultation
- Suis-je un bon candidat ? Pourquoi ?
- Quelle technique recommandez-vous (LASIK/PKR/ICL/ Cristallin) et pourquoi celle-ci ?
- Quels sont les risques dans mon cas précis ?
- À quoi dois-je m’attendre les 7 premiers jours ?
- Quel est le plan de suivi et qui contacter en cas de souci ?
Conclusion
Choisir son chirurgien réfractif, ce n’est pas choisir “le laser le plus récent” ou “le prix le plus bas”. C’est choisir un médecin et une équipe qui :
- évaluent votre cas avec précision,
- vous expliquent clairement la stratégie,
- priorisent la sécurité,
- et assurent un suivi rigoureux.
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